Maisons-Alfort (Val-de-Marne), reportage
Il est 10 heures et trois personnes patientent déjà en attendant l’ouverture du centre d’accueil de la faune sauvage de Maisons-Alfort (Val-de-Marne). Un homme, vêtu d’habits de motard, vient déposer un oisillon retrouvé dans son jardin la veille. « Le chat s’en approchait, j’ai eu le temps de l’attraper avant lui. Vous savez, on peut aimer les chats et les oiseaux en même temps », dit le « découvreur » — c’est le nom que l’association donne aux personnes qui viennent déposer des animaux.
Sarah, 25 ans, en service civique, les accueille et note leurs coordonnées afin d’envoyer des nouvelles des animaux secourus. À côté d’elle, abrités dans des cartons — de bière ou de colis —, les animaux attendent d’être transportés dans les salles de soins, installées au sein de l’école vétérinaire voisine.
S’il faut faire la queue pour déposer ces bêtes blessées en cette grise journée de juillet, ce n’est rien comparé à la foule qui s’est pressée devant le centre lors de la canicule du début de l’été. Le 2 juillet, 191 animaux terrassés par la chaleur ont été déposés pour être soignés dans cet établissement de la proche banlieue parisienne. Dès le matin, une quinzaine de personnes patientaient devant l’entrée, sous un soleil de plomb. « Voir des gens faire autant de queue pour nous apporter des pigeons blessés, cela redonne foi en l’humanité », sourit Élisa Mora, chargée de communication de l’association Faune Alfort.
Pour sauver ces animaux, les équipes n’ont pas chômé. Certaines soigneuses (l’équipe est en majorité féminine) ont veillé jusqu’à 2 heures du matin afin de nourrir les juvéniles. Deux nouvelles personnes ont même dû être recrutées en urgence.
10 000 animaux soignés cette année
Quelques semaines plus tard, le calme est revenu à la faveur d’un rafraîchissement des températures,…
Auteur: Laury-Anne Cholez, Paloma Laudet

