La Cour internationale de Justice a annoncé qu’elle rendra un verdict le 26 janvier sur le premier volet de la plainte déposée le 29 décembre 2023 par l’Afrique du Sud contre Israël pour « génocide » à Gaza, dans les représailles menées après les attaques du 7 octobre 2023 du Hamas en Israël, qui ont fait 1200 morts et plus de 200 otages.
Plus de 22 100 personnes ont été tuées à Gaza entre la mi-octobre et le 3 janvier, peu avant le début des auditions publiques devant la Cour internationale de justice. Un bilan qui s’alourdit de jour en jour et s’élève au 25 janvier à 25 700 morts et 63 000 blessés d’après le ministère de la Santé du Hamas.
L’enjeu : un cessez-le-feu immédiat à Gaza
L’Afrique du Sud a demandé dans sa plainte des « mesures conservatoires » à la Cour en faveur de l’arrêt des hostilités.
La décision du tribunal des Nations Unies chargé de régler les différends entre Etats est très attendue, la plainte de l’Afrique du Sud ayant suscité des débats publics dans plusieurs pays.
Les décisions de la CIJ sont en effet contraignantes sur le plan légal mais le tribunal n’a pas les moyens de les faire respecter. Seule une résolution du Conseil de sécurité pourrait obliger dans les faits un Etat à les appliquer. Or, le Conseil de sécurité est toujours divisé sur le principe d’un cessez-le-feu humanitaire à Gaza.
La résolution adoptée le 13 décembre par l’Assemblée générale des Nations Unies en faveur d’un tel cessez-le-feu « immédiat », à une large majorité de 153 voix (10 contre et 23 abstentions), n’est pas contraignante. Mais elle a une portée politique et symbolique importante.
La plaidoirie de l’Afrique du Sud
La plainte sud-africaine a été jugée « sans fondement » par Israël et son allié, les Etats-Unis. Elle a également été critiquée par le Royaume-Uni et l’Allemagne, tandis que la plupart des pays membres de l’UE n’ont pas…
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Auteur: benelux

