La direction du groupe Les Échos-Le Parisien, propriété du géant du luxe LVMH, a annoncé mardi une réorganisation visant la suppression d’une soixantaine de postes hors des rédactions, pour faire des économies dans un contexte de crise de la presse, a-t-on appris de sources concordantes.
Comme l’a révélé le site L’Informé, la direction a promis de « limiter autant que possible les départs contraints », dans un courriel aux collaborateurs, après des annonces aux représentants du personnel.
L’objectif de supprimer 61 postes (en équivalents temps plein) vise des fonctions commerciales, dans la régie publicitaire ou les services informatiques, a indiqué une source syndicale. Ce nombre de postes représente 3 % des effectifs totaux, selon une source proche du dossier.
« Malgré les efforts engagés ces dernières années, les pertes récurrentes de notre activité médias ne sont plus soutenables à long terme », a indiqué dans son courriel aux collaborateurs la directrice générale du pôle presse de LVMH, Michèle Benbunan.
Le modèle économique du secteur chamboulé
Le géant du luxe, piloté par le milliardaire Bernard Arnault, avait renfloué le journal Le Parisien/Aujourd’hui en France à hauteur de 150 millions d’euros en novembre 2025 pour combler les pertes du titre (30 millions d’euros en 2024), après une période tumultueuse où le quotidien faisait l’objet de rumeurs de vente au milliardaire conservateur Vincent Bolloré.
Les annonces de suppressions de postes se sont multipliées ces derniers mois dans la presse, à Centre France (La Montagne, Le Populaire du Centre), Ebra (L’Est Républicain, Le Progrès, Le Dauphiné Libéré), Prisma (Geo, Capital, Femme Actuelle, Voici…), Bayard (La Croix) ou encore Marie-Claire.
Le modèle économique du secteur est chamboulé par de nouvelles sources d’information comme les réseaux sociaux et les…
Auteur: La Croix (avec AFP)

