Plan Trump pour Gaza, les conditions de la paix

Le cessez-le-feu à Gaza signé le 10 octobre sous la pression américaine est sur le point d’entrer dans sa deuxième phase, dès après la restitution des trois dernières dépouilles d’otages israéliens. Au même moment, Donald Trump travaille à faire approuver par le Conseil de sécurité de l’ONU son plan de paix ce lundi 17 novembre. Le très souverainiste président américain ne nous avait pas habitués à autant d’intérêt à l’égard de l’organisation internationale, qu’il ne manque jamais de critiquer. C’est que l’enjeu de la résolution est de savoir qui, et avec quels moyens, mènera désormais la poursuite de la paix au Proche-Orient. Portée par les Américains et ses soutiens anglais et arabes – qatariens, jordaniens, égyptiens, saoudiens… –, elle prévoit notamment la création d’un « comité de la paix » chargé d’une Force internationale de stabilisation (FIS), qui serait dirigée par… Donald Trump lui-même. Mandat lui serait donné jusqu’à la fin de l’année 2027, sans que soit envisagée d’autre forme de surveillance internationale.

Le rôle de l’Autorité palestinienne constitue un autre angle mort de la proposition américaine. Son président Mahmoud Abbas a réaffirmé à Emmanuel Macron, le 11 novembre lors d’une rencontre des deux hommes à l’Élysée, qu’il entendait compter. En cohérence avec la reconnaissance d’un État indépendant, le 22 septembre à l’ONU, le président français soutient l’ambition d’un gouvernement palestinien. Sous réserve cependant d’une profonde réforme de l’Autorité palestinienne, qui tarde à venir… Deux ans après les attentats perpétrés par le Hamas contre Israël et le début de la guerre dans la bande de Gaza, toute stratégie internationale sera quoi qu’il en soit vaine sans le désarmement du Hamas d’un côté, et l’arrêt de la colonisation de la Cisjordanie par Israël de…

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