Né au cœur des manifestations contre la réforme des retraites, Planète Boum Boum transforme la rue en dancefloor politique, prolongeant cette manière de faire résonner les luttes autrement : par les corps, la fête et le son. Dans un paysage militant où l’art, la fête et la contestation s’entremêlent — qu’il s’agisse des manifs festives bretonnes face au fascisme, du hip-hop écolo-futuriste de Kazaya ou encore des chants d’exil du Cuarteto Tafi — Planète Boum Boum apporte une nouvelle vibration.
Il y a des manières classiques de militer, et puis il y a Planète Boum Boum. Presque par accident, dans la rue, au milieu des cortèges et des casseroles, le collectif s’est imposé en quelques mois comme un souffle d’air frais.
Là où beaucoup voient la fête comme une distraction, eux en font un outil politique. Là où d’autres crient leur colère, ils la font vibrer sur des basses. Derrière leurs DJ sets engagés, il y a une conviction simple : la joie est une arme. La fête, loin d’être une fuite, devient un moyen de tenir, de se rencontrer, de se relier, de se soigner.
Rencontre avec un collectif qui met la lumière, les paillettes et le BPM au service du bien commun.
Mr Mondialisation : Pour celles et ceux qui ne vous connaissent pas encore, c’est quoi Planète Boum Boum ? Un collectif, une utopie, un espace sonore, un manifeste ?
Planète Boum Boum : « Planète Boum Boum, c’est un groupe techno-activiste, né dans la rue et pour la rue. Notre spécialité : mettre de la teuf dans les manifs, et des manifs dans la teuf. On vient du milieu militant et on avait envie d’y injecter un carburant souvent sous-exploité, un carburant renouvelable : la joie.
« on a mélangé beats techno, slogans, extraits d’actualités et cris de lutte, jusqu’à créer un espace sonore, festif et politique. »
Le projet est né pendant les manifestations contre la réforme des…
Auteur: Mr Mondialisation

