Plans de licenciements : en finir avec le diktat des multinationales

La silencieuse agonie. Celle de l’industrie française, dont la part est passée – pour la première fois depuis 10 ans – sous la barre des 10 % du PIB. Des usines de grands groupes internationaux qui annoncent leur fermeture, une par une. La longue litanie. Celle des élus locaux qui déplorent, inexorablement, la désindustrialisation de leur territoire, de la disparition d’entreprises qui faisaient « la fierté » de leur commune, de leur département.

Celle, surtout, de l’exécutif, prompt depuis quelques années à brandir la « réindustrialisation » à tour de bras, et à garder ces mêmes bras ballants face aux multinationales quand elles décident de laisser des centaines de salariés sur le carreau pour maximiser leurs profits.


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Ces derniers jours, les exemples sont cruels. Il y a Orangina, qui ne se satisfait pas de ses 128 millions d’euros de bénéfices en 2024 et qui décide de réduire ses coûts de production pour atteindre la barre des 200 millions d’euros de profits d’ici à 2030. Et tant pis pour les 105 salariés de l’usine de la Courneuve (Seine-Saint-Denis). Il y a Teisseire, à Crolles (Isère), dont la trésorerie de 120 millions d’euros aurait été aspirée en un an par le géant danois Carlsberg, qui a racheté Brivtic, le groupe qui détenait la célèbre marque de sirop. 205 salariés sur le carreau, trois siècles d’histoire à la poubelle.

Un même constat : les usines concernées appartiennent toutes à des grands groupes, très largement bénéficiaires.

À quelques encablures au nord, à Villefranche-sur-Saône, c’est Danone qui a décidé de délocaliser la production de son usine Blédina en…

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Auteur: Pierre Jequier-Zalc

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