Les mauvaises nouvelles économiques s’accumulent en cette fin d’année 2024. Deux plans sociaux massifs viennent d’être annoncés, l’un à Auchan, l’autre à Michelin. Le géant de la distribution a annoncé la suppression de 2500 postes sur l’ensemble du territoire, et le poids lourd clermontois des pneumatiques s’apprête à fermer deux usines, à Cholet et à Vannes. Près de 1250 salariés sont concernés.
Le fabricant de pneus français justifie sa décision par une concurrence asiatique accrue, mais aussi par la « dégradation de la compétitivité de l’Europe ». Auditionné devant la commission des affaires économiques du Sénat, en amont de la discussion budgétaire à venir, le ministre de l’Économie et des Finances Antoine Armand a été invité à s’exprimer sur cette actualité noire sur le front de l’emploi. « Le secteur automobile est dans une situation conjoncturelle extraordinairement difficile. Le coût de l’énergie, la conjoncture internationale, le coût des matières premières, les surcapacités asiatiques : il y a beaucoup de raisons profondes, qui pèsent et qui vont continuer de peser sur le secteur, et qui vont continuer à amener des décisions d’entreprises sans doute extrêmement difficiles dans les prochaines semaines », averti le ministre.
« Sans alarmisme », Antoine Armand a ensuite répété au cours de l’audition qu’il serait « probable » qu’il y ait d’autres mauvaises nouvelles…
Auteur: Guillaume Jacquot

