« On revient aux pailles en plastique », a déclaré Donald Trump, lundi 10 février, en signant un décret pour annuler les objectifs de suppression des plastiques à usage unique dans l’administration américaine.
Les pailles en papier ne sont apparemment pas du goût du président américain, qui a maugréé depuis son Bureau ovale que « ces choses-là ne marchent pas », qu’« elles se cassent et explosent ». Le nouveau locataire de la Maison-Blanche a donc annulé la décision prise en juillet dernier par Joe Biden de bannir tous les objets en plastique jetables – tels que les pailles, les assiettes ou les couverts – des ministères et agences fédérales d’ici à 2035.
Cette expérimentation, qui ne verra donc pas le jour, aurait pourtant constitué un progrès non négligeable en matière de lutte contre la pollution due au plastique aux États-Unis, alors que le pays en est le deuxième plus gros consommateur au monde après la Chine.
La paille en plastique, tout un symbole
Des efforts pour réduire la pollution plastique ont été amorcés durant la dernière décennie outre-Atlantique et comme ailleurs dans le monde, la suppression des pailles jetables en est devenue le symbole.
Le premier mouvement anti-paille en plastique aux États-Unis, « Be Straw Free », a été lancé en 2011 par un enfant de 9 ans, Milo Cress, qui après avoir effectué des recherches était arrivé à la conclusion que les Américains utilisaient près de 500 millions de pailles par jour (soit 1,6 paille par personne). Ce chiffre, qui n’a pas été vérifié, est depuis régulièrement cité par les associations environnementales.
En 2015, la diffusion d’une vidéo virale, montrant les images douloureuses d’un océanographe retirant une paille du nez d’une tortue marine au Costa Rica, avait créé un nouvel électrochoc. Le mouvement baptisé #RefuseTheStraw (« refusez les pailles »), lancé avec le mot-clé associé sur les réseaux…
Auteur: Elisa Brinai

