Lorient (Morbihan), reportage
Dans le sol du jardin, « des taux de plomb et d’arsenic dépassant deux fois le seuil maximum attendu ». « Cela m’a coûté presque 2 000 euros », pour quatre prélèvements dans son jardin, « et c’est un coût », reconnaît cet habitant de Lorient. Son nom ? Damien Girard, député écologiste de la 5ᵉ circonscription du Morbihan et candidat tête de liste pour les municipales 2026 à Lorient.
Vendredi 5 décembre, lui et son équipe ont organisé une réunion publique à la maison des associations de la ville pour informer les locaux sur les risques liés à la pollution des sols. Pas loin d’une centaine de personnes étaient présentes dans la salle.
Des déchets sous les racines
« Les jardins sont-ils sains ? Que mettre en place pour assurer la santé de toutes et tous ? » s’interroge Yannie, la soixantaine, membre des Jardins familiaux de Bois du Château, micro en main. Cuivre, zinc, mercure, tungstène, étain, arsenic… À Lorient, depuis plusieurs mois, des habitants ont effectué des prélèvements dans leurs jardins et tentent, depuis, d’alerter sur la pollution des sols dans cette ville qui compte près de 60 000 habitants.
Du côté des jardins familiaux de Bois du Château, de l’arsenic dépassant trois fois le seuil maximal a été détecté. « Tout a commencé après la tempête Ciaran qui a fait tomber plusieurs arbres sur nos parcelles, rappelle Yannie. Quand on a vu ce qu’il y avait sous les racines, on a été interpellés. » Car depuis le sol, des déchets ont refait surface.
De là, les membres de l’association se sont renseignés et ont appris que leurs jardins étaient sortis de terre en 1980, tandis qu’au même endroit, une déchetterie avait été fermée seulement deux ans avant, en 1978. Les prélèvements de-ci de-là par les riverains ont alors débuté et le résultat est sans appel : les sols de Lorient sont contaminés, à divers…
Auteur: Chloé Richard

