Après les bombardements israéliens sur plusieurs dépôts pétroliers de Téhéran, d’immenses incendies ont libéré un cocktail de polluants toxiques au-dessus de la capitale iranienne. Le chercheur du CNRS Pierre Courjault-Radé analyse pour Bon Pote les risques sanitaires et environnementaux de cette catastrophe.
Samedi 7 mars, quatre dépôts de pétrole ainsi qu’un site logistique sites pétroliers de Téhéran ont été la cible de bombardements israéliennes. Via son officine de propagande I24 News, Tsahal a justifié ces destructions par le fait que le carburant servait “directement les Gardiens de la révolution (…) soutenant la production, la recherche et le développement d’armements, ainsi que le fonctionnement de bases et de centres de commandement militaires”.
Il est davantage probable qu’Israël ait choisi de viser les réserves pétrolières iraniennes pour accroître la pression sur le régime et sa population. Espérant, en rendant la vie toujours plus difficile dans le pays, paralyser davantage les membres de la République islamique et parier sur un soulèvement de la population.
Plusieurs sources présentes sur place font état cependant d’un quadrillage sécuritaire très organisé de la République islamique pour prévenir tout rassemblement ou soulèvement du peuple. Rendant quasi impossible un changement de régime provoqué par le peuple lui-même. “Leurs forces présentes à tous les coins de rues me font davantage peur que les bombardements israéliens ou américains”, fait savoir un Iranien contacté brièvement malgré les coupures d’internet.
Mais au-delà de l’économie, les répercussions écologiques et sanitaires de tels bombardements et incendies dans ces dépôts contenant des millions de barils sont encore plus préoccupantes. Pierre Courjault-Radé, spécialiste des pollutions des sols et chercheur au CNRS, a accepté pour Bon Pote de commenter les risques sur…
Auteur: Quentin Müller

