Depuis quelques jours, les agriculteurs en colère s’activent partout en France et en Europe. Ils sont mobilisés par centaines ce 26 janvier à Montpellier, dans une ambiance aussi réjouissante qu’inquiétante. Tout se joue maintenant pour que les revendications sociales légitimes prennent le dessus.
Augmentation du prix de l’essence, suppression de subventions, tensions liées à l’eau, modèle agricole en crise, nouvelles normes sur la souffrance animale… Les agriculteurs se soulèvent en Allemagne, Pologne, Hongrie, Roumanie, Italie. Et bien sûr en France. A Carcassonne, le comité d’action viticole a revendiqué l’explosion d’un bâtiment de la Dreal, l’organisme de l’Etat en charge des questions d’environnement. Le mouvement est radical mais ne s’attire pas les foudres de l’Etat. Le ministre de l’Intérieur Gérald Darmanin a même osé cette phrase : « on ne répond pas à la souffrance en envoyant des CRS ». Les gilets jaunes apprécieront. Le Premier ministre Gabriel Attal se dit à l’écoute du mouvement, et des annonces devraient bientôt tombées.

Une colère radicale et légitime
Preuve que le mouvement serait faussement contestataire ? Loin de là. C’est d’abord le rapport de forces qui impose cette timidité de l’Etat. Que les autres secteurs professionnels en lutte qui souhaiteraient eux aussi tenir en respect la police s’en donne les moyens. Mais reconnaissons que le mouvement est piloté par la FNSEA, un puissant syndicat agricole en place dans toutes les sphères de pouvoirs, et qui est prêt à montrer les crocs pour défendre un modèle agricole productiviste pourtant suicidaire pour les paysans et pour l’Humanité d’une…
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Auteur: Le Poing

