Plus de 200 journalistes appellent à la fin des crimes commis par Israël contre les journalistes

« Israël éradique le journalisme à Gaza », déclare le 21 novembre Reporters sans Frontières (RSF).

Dans l’horreur qui étreint Gaza depuis presque deux mois désormais, les journalistes palestinien·nes sont en première ligne. Selon le Comité pour la protection des journalistes (CPJ), au moins 50 y ont perdu la vie, tué·es par les bombardements israéliens, sur le terrain, ou dans leur maison. Quatre journalistes israélien·nes ont aussi été tué·es dans les attaques menées par des groupes armés palestiniens le 7 octobre, ainsi que trois journalistes libanais·es, tué·es par les forces israéliennes à la frontière du Sud- Liban. Il s’agit de la période la plus meurtrière pour les journalistes dans un conflit pour le Comité pour la protection des journalistes (CPJ) qui recense ces statistiques depuis 1992.

Chaque jour, nos confrères et consœurs palestinien·nes se mettent en danger pour documenter la situation et informer le monde sur la situation à Gaza. Ils et elles continuent héroïquement de le faire alors même que certain·es ont perdu des membres de leur famille ou leur maison, et sont eux-mêmes déplacé·es. 13 journalistes palestinien·nes ont par ailleurs été arrêté·es à Gaza. 48 infrastructures de médias ont été endommagées ou détruites, dont celle de l’AFP. Les télécommunications ont été prises pour cible. ll s’agit d’une atteinte à grande échelle à la liberté de la presse et d’expression. Certain·es journalistes semblent avoir été délibérément ciblé·es, comme le montre l’enquête de RSF concernant notre collègue de Reuters, Issam Abdallah, tué au Liban. Un ciblage parfois assumé par des représentants de l’État d’Israël, tel que le ministre Benny Gantz, membre du cabinet de guerre, qui déclare que les journalistes gazaoui·es qui ont couvert l’attaque du 7 octobre seront considéré·es comme des terroristes. Le député du Likoud Danny Danon parle d’ajouter à une…

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