Le rapport du Bureau intégré des Nations Unies en Haïti (BINUH) et du Haut-Commissariat des Nations Unies aux droits de l’homme (HCDH) signale qu’entre la période du 6 au 11 décembre, laquelle 134 hommes et 73 femmes ont été tués.
La plupart des victimes étaient des personnes âgées accusées de pratiquer le vaudou et d’être à l’origine de la maladie de l’enfant du chef de gang.
Nous ne pouvons pas faire comme si rien ne s’était passé. Je demande à la justice haïtienne de mener une enquête approfondie sur ces crimes horribles, d’arrêter et de punir leurs auteurs.
Parmi les autres victimes figuraient des personnes qui avaient tenté de fuir la région par crainte de représailles ou qui étaient soupçonnées d’avoir divulgué des informations sur les crimes aux médias locaux.
Abattus ou tués à la machette
Traquées à leur domicile et dans un lieu de culte, les victimes ont été emmenées dans le fief du gang où elles ont été retenues captives et interrogées dans un « centre d’entraînement ».
Elles ont ensuite été emmenées sur un site d’exécution dans les parages avant d’être abattues ou tuées à la machette. Le gang tentait d’effacer toutes les preuves en brûlant les corps ou en les démembrant avant de les jeter à la mer.
« Nous ne pouvons pas faire comme si rien ne s’était passé », a déclaré la Représentante spéciale du Secrétaire général en Haïti et directrice du BINUH, María Isabel Salvador.
« Je demande à la justice haïtienne de mener une enquête approfondie sur ces crimes horribles et d’arrêter et de punir leurs auteurs, ainsi que ceux qui les soutiennent. J’appelle également les autorités à mettre rapidement en place une unité judiciaire spécialisée pour traiter ce type de crime ».
Un point de distribution d’aide de l’OIM à Port-au-Prince.
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Auteur: Nations Unies FR

