Selon la Mission de surveillance des droits de l’homme des Nations Unies en Ukraine (HRMMU), 28 personnes auraient été tuées et 194 blessées rien que pour la journée de mardi, au cours d’attaques russes.
« Ce qui est particulièrement alarmant, c’est à la fois l’ampleur des pertes civiles et l’étendue du territoire touché en seulement quelques jours », a déclaré Danielle Bell, cheffe de la HRMMU.
De multiples villes touchées
Les attaques ont frappé des villes et des localités à travers tout le pays, notamment Zaporijjia, Kramatorsk et des régions de l’ouest de l’Ukraine.
Mardi, des bombes aériennes auraient touché une zone industrielle à Zaporijjia, tuant au moins 12 personnes et en blessant 46.
Le même jour, des frappes sur les quartiers centraux de Kramatorsk, dans la région de Donetsk, auraient tué au moins six personnes et en auraient blessé 13 autres.
La HRMMU a indiqué que beaucoup de ces attaques avaient eu lieu en pleine journée, dans des zones urbaines densément peuplées, contribuant ainsi au lourd bilan civil.
« Bon nombre des civils tués ou blessés vaquaient à des activités civiles ordinaires : trajets quotidiens, travail, courses, promenade ou encore intervention suite à des frappes antérieures », a précisé Mme Bell. « Dans de telles circonstances, les atteintes aux civils sont prévisibles ».
Les secouristes en danger
Le personnel d’urgence et les secouristes figurent également parmi les personnes tuées ou blessées.
Dans la région de Poltava, deux agents des services d’urgence ont été tués lorsqu’une seconde frappe a touché une installation d’extraction de gaz qui avait déjà été attaquée dans la nuit du 4 au 5 mai. À Kherson, du personnel médical aurait été pris pour cible par un drone à courte portée alors qu’il portait assistance à des personnes touchées par une frappe antérieure.
En vertu du droit international humanitaire, tout combattant est tenu de prendre toutes les mesures réalisables…
Auteur: Nations Unies FR

