Plus la science climatique avance, plus elle permet de nommer précisément les responsables de l’atrocité climatique en cours et des catastrophes humaines qu’elle occasionne.
Ainsi, les 180 principales entreprises des industries fossiles et cimentières dans le monde, regroupées sous l’appellation « carbon majors », sont à elles seules responsables de 24 à 37 % de la montée des eaux qui a déjà eu lieu. Et leurs émissions de carbone sont responsables de la moitié de l’intensification des vagues de chaleur depuis l’âge pré-industriel.
C’est l’une des conclusions du rapport « 10 new insights in climate science 2026-2027 » (« 10 nouvelles avancées des sciences climatiques 2026-2027) », publié le 6 octobre. Cette synthèse annuelle a pour objectif de mettre en lumière les dernières avancées scientifiques sur le climat, à partir des recherches publiées sur les dix-huit derniers mois.
Rédigée par plus de 70 scientifiques issus de près de trente pays, elle est le fruit d’une collaboration entre le réseau de recherche Future Earth, le Programme mondial de recherches sur le climat et la Earth League, qui regroupe des institutions de pointe de climatologie.
Modéliser un monde sans pétrolier
Parmi les dix avancées mises en avant dans ce rapport figurent des connaissances affinées dont les grandes lignes étaient déjà tristement connues : l’océan continue à accumuler des quantités record de chaleur, la montée du niveau de la mer s’accélère, la sécheresse des continents ne cesse de s’aggraver, etc.
Les solutions préconisées de longue date par la science pour éviter le pire sont également rabâchées par le rapport : réduire à une vitesse fulgurante nos émissions de gaz à effet de serre et changer d’agriculture, surtout en consommant moins de viande et produits carnés.
L’un des dix points de cette synthèse est particulièrement instructif : celui qui fait état des…
Auteur: Vincent Lucchese
