Depuis la mi-septembre, la mobilisation lycéenne s’étend et les revendications se multiplient. Absence de professeurs non remplacés, classes surchargées, emplois du temps contraignants, bâtiments vétustes ou encore fonctionnement de Parcoursup : les élèves dénoncent des difficultés anciennes et réclament des améliorations concrètes de leurs conditions d’études. Le mouvement, parti le 17 septembre du lycée Saint-Exupéry de Créteil, en région parisienne, a pris une dimension nationale à la fin du mois. Une cinquième journée de mobilisation s’est tenue lundi 13 octobre, tandis que plusieurs établissements restaient bloqués ou fermés.
C’est dans ce contexte que le ministre de l’Éducation nationale, Édouard Geffray, a été entendu par la commission de la culture. « Les lycéens nous parlent du bâti, de Parcoursup, des emplois du temps et surtout des professeurs absents non remplacés », a résumé son président, Pierre-Antoine Levi. Le sénateur a condamné « avec la plus grande fermeté » les dégradations et les agressions contre des personnels, tout en reconnaissant des « difficultés réelles ». « Il faut bien distinguer les lycéens des fauteurs de troubles chevronnés », a-t-il insisté, regrettant des revendications « attisées par une force politique ». Édouard Geffray a lui aussi tenu à distinguer les revendications des violences. Le ministre affirme avoir jugé les premières « audibles » dès le début du…
Auteur: Emma Bador-Fritche
