« Leur prolifération est à la fois un symptôme et un moteur des multiples crises de sécurité que traverse notre monde », a déclaré lundi Adedeji Ebo, du bureau de l’ONU pour les questions de désarmement, lors d’un débat du Conseil de sécurité sur la question.
Une économie de la violence
Derrière les armes, c’est toute une économie qui gangrène les zones de conflit. En 2023, les 100 plus grandes entreprises d’armement ont engrangé 632 milliards de dollars, tandis que les dépenses militaires mondiales ont atteint 2 700 milliards, en hausse de 37 % depuis 2015.
Dans le même temps, les violations d’embargos continuent d’alimenter les foyers de guerre – de la Libye au Yémen, en passant par Haïti. « Les armes produites et transférées aujourd’hui risquent d’alimenter le commerce illicite et la violence de demain », a averti M. Ebo, appelant les États à renforcer la gestion des stocks et la traçabilité des armes à feu, y compris grâce aux innovations technologiques comme les traceurs chimiques pour munitions.
Selon un nouveau rapport du Secrétaire général, un milliard d’armes à feu circulent dans le monde. En 2024, les armes légères ont été responsables de près d’un tiers des morts civiles dans les conflits, et 88 % des cas de violences sexuelles liées aux guerres impliquaient une arme à feu.
En 2023, les 100 plus grandes entreprises d’armement ont engrangé 632 milliards de dollars, tandis que les dépenses militaires mondiales ont atteint 2 700 milliards, en hausse de 37 % depuis 2015.es de démobilisation des groupes armé en République centrafricaine (RCA).
Haïti, miroir d’un désastre
À plus des milliers de kilomètres des salles feutrées de l’ONU, la réalité de ces armes se mesure à la peur des populations. En Haïti, où la prolifération des armes alimente la terreur quotidienne, le directeur de l’ONG Volontariat pour le Développement d’Haïti (DVH),…
Auteur: Nations Unies FR

