Seul on va plus vite, ensemble on va plus loin : telle est la nouvelle philosophie de la Confédération paysanne. Jeudi 15 mai, le syndicat agricole a présenté ses neuf nouveaux secrétaires nationaux, chargés de porter la stratégie de l’organisation pour les trois prochaines années. Surtout, il a annoncé une petite révolution : trois paysans — dont deux de moins de 45 ans — ont remplacé Laurence Marandola au poste stratégique de porte-parole du syndicat classé à gauche.
Fanny Metrat, éleveuse de brebis en Ardèche, Thomas Gibert, maraîcher en Haute-Vienne, et Stéphane Galais, éleveur de vaches laitières en Ille-et-Vilaine, auront donc la charge de porter la voix du syndicat. « Nous voulons sortir de la personnification et de la logique pyramidale, a expliqué Fanny Metrat. Nous croyons que l’intelligence collective nous permettra de faire face aux multiples enjeux qui nous attendent. »
« Peser aux élections municipales »
Les défis sont en effet de taille, alors que la proposition de loi Duplomb — qui vise à accélérer l’industrialisation de l’agriculture — est débattue à l’Assemblée nationale. Alors que le syndicat a été en retrait lors des manifestations agricoles de 2024 et aux élections professionnelles de janvier, le nouveau secrétariat national se veut « offensif et déterminé », affirme Thomas Gibert.
Comment ? En renforçant le lobbying auprès des parlementaires, en poursuivant la stratégie d’alliance avec d’autres organisations (écologistes, syndicales), en développant de nouveaux canaux de communication… « On veut aussi peser lors des prochaines élections municipales, a précisé Stéphane Galais. C’est un échelon pertinent pour soutenir l’agriculture paysanne. »
« Contre la vision populiste de certains, notre projet de société est inclusif, on veut se battre pour que…
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