Mardi 8 avril, plusieurs centaines de personnes se sont rassemblées en face de l’ambassade israélienne, située à Uccle, contre le génocide que l’Etat colonial commet en Palestine. Propos racistes, répression brutale et violence policière : un combi fonce dans la foule et laisse une personne blessée, transférée d’urgence à l’hôpital.
Le rassemblement avait réuni de jeunes réfugiés palestiniens, des familles et leurs enfants, des étudiant·es et jeunes travailleur·ses. Depuis la reprise des bombardements à Gaza, les manifestations se multiplient en face de l’ambassade israélienne. Le 18 mars, jour de cette reprise, la police avait déjà violemment réprimé les manifestant·es contre le génocide, notamment dans des bus STIB.
Boris Dilliès, le bourgmestre d’Uccle (MR), était auprès de ses policiers anti-émeutes, comme à son habitude. Durant le rassemblement en face de l’ambassade, un drapeau israélien a été brûlé et le bourgmestre d’Uccle a été visé par un jet d’oeuf.
Après plus d’une heure de manifestation, un cortège spontané est parti vers la Chaussée de Waterloo. Il s’est retrouvé confronté à un important dispositif policier, autopompe et policiers anti-émeutes, qui lui barrait la route. La tension est alors montée entre manifestant·es et forces de l’ordre.
Pourtant, des familles et des enfants étaient encore présents, la police a durement fait usage de la force : gaz lacrymogène, canon à eau … Des légers affrontements entre manifestant·es et policiers ont eu lieu, et la police a fini par faire dévier la manifestation vers le Bois de la Cambre. Plusieurs manifestant·es affirment aussi avoir entendu des propos racistes de la part des policiers, notamment, « On va se faire tous ces Arabes » ou encore « Ils ne tiendraient pas cinq minutes à Gaza » avant de charger le cortège au niveau du croisement entre la chaussée de Waterloo et le Bois de la Cambre.
Les forces de…
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