« Maltraiter les soignants, c’est maltraiter les patients », proclamait la banderole de tête portée par les syndicats représentatifs des professionnels, lors de la manifestation qui a rassemblé, samedi 10 janvier à Paris, plusieurs milliers de médecins libéraux en grève depuis lundi contre une « dérive autoritaire » qui menace selon eux leur « liberté d’exercice »,
Parmi les slogans des manifestants, venus nombreux en blouse blanche, « on veut des soignants pas des sanctions », « la Sécu parle chiffres, nous parlons patients » ou encore, à l’intention du gouvernement, « nous ne sommes pas des pions de vos échecs ».
« La mesure phare de ce qui nous met en colère, c’est la mise sous objectifs pour les arrêts de travail. On essaye de faire au mieux tous les jours pour faire en sorte que les arrêts soient justifiés, productifs, ça vient saccager tout notre travail. C’est insultant », estime Elise Mercier, médecin généraliste à La Haie-Fouassière, près de Nantes, rencontrée dans le cortège par l’AFP.
L’Assemblée nationale a adopté en décembre la limitation à un mois des arrêts de travail en première prescription et à deux mois pour un renouvellement. « On voit nos conditions de travail se dégrader beaucoup » et « maintenant, différentes attaques sur notre secteur vont nous empêcher de faire notre travail correctement », juge aussi Muriel Kolmer, anesthésiste libérale venue de Mulhouse.
« Une dérive autoritaire » de l’Assurance maladie
Autre point irritant, la possibilité donnée au directeur de l’Assurance maladie de fixer unilatéralement des tarifs médicaux. « Nous voulons défendre notre liberté », a résumé Franck Devulder, président de la Confédération des syndicats médicaux français (CSMF) lors d’une conférence de presse dans la matinée.
En France, « les besoins de soins augmentent mais les moyens…
Auteur: La croix (avec AFP)

