« Mon fils est un bonheur quotidien. Avec lui, j’ai tout et je ne manque de rien. » Du haut de ses cinq mois et de ses grands yeux bleus, Antoine occupe déjà une place toute particulière dans la vie de Pascaline, 41 ans, qui vient de traverser un parcours de procréation médicalement assistée (PMA) riche en rebondissements et émotions.
Jusqu’à ses 30 ans, cette assistante en contrôle de gestion vivait en « couple classique, avec un projet de bébé qui n’a jamais abouti ». Après sa séparation, elle ne renoue pas de relation sérieuse. Puis, à l’aube de ses 40 ans, elle perd en l’espace de quelques mois ses deux grands-parents et sa mère. « Un choc et une impression de grande solitude » qui forgent son désir de fonder une famille. Dès la révision des lois de bioéthique en août 2021, elle contacte le CHU de Nantes.
Dans ce service de PMA, l’un des plus importants de France avec 6 000 consultations et 400 à 500 naissances par an, l’équipe a immédiatement ouvert ses portes à ces nouvelles patientes, sans attendre l’arrivée de renforts humains ou matériels comme ont pu le faire d’autres hôpitaux.
« On a redoublé d’efforts car on savait que des femmes attendaient cela depuis des années, indique le professeur Thomas Fréour, chef du service de PMA. Cette évolution de la loi a mis fin à une certaine hypocrisie car jusque-là, les femmes concernées allaient à l’étranger, utilisaient des méthodes artisanales ou abandonnaient leur projet d’enfant. Désormais, elles sont toutes sur un pied d’égalité. »
Donneur sur catalogue
Pour Stéphanie, 38 ans, ce projet de PMA a mûri pendant le confinement. « J’en ai profité pour faire le point sur ma vie, raconte cette journaliste parisienne férue d’histoire. J’ai concentré toute mon énergie sur ma carrière mais j’ai toujours eu envie de devenir mère, davantage que d’être en couple. »
Après un bilan de fertilité encourageant, elle…
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Auteur: Florence Pagneux, correspondante régionale à Nantes (Loire-Atlantique)

