Poèmes pour les blessés en manif

Laos (Λαός) : peuple armé, en mouvement, par opposition au

demos

Pierre Sauzeau


Main arrachée. Gli f4

tes chairs fraient tes pistes du sang crient un nerf fauché déborde à terre un grumeau s’écharde vers tes ongles


Censuré en gris

c. dettinger lutteur de classe

effacé rue d’aubervilliers la fresque

aux cornées électriques sous du gris violait

les cendres mauves d’en haut ∙

ΛΑΌΣ, l’état vise

ton globe érotique arrache

le filet qui tient l’œil jaune éclatant


L’assaut

en brûlant des fouquet’s ——

la terre

a des yeux jaunes ——

respire.

Prendre les murs nouveau-riche, en livre animal,

vivant : ils respirent ——

mais ce qui te domine a

[stérile, pyramidal, puant]

rougi l’assaut des jonquilles ——

pour un témoin en réel l’éclatement des crânes, des rotules ——

par les chiens carapaçonnés, contre ton mouvement

l’état la machine incrustée mentale

ce qui est né MOURRA. Quand ces ramées génésiques noircissent

dans tes yeux regarde un bleu

impalpable estompe une carlingue


Toujours

aux fossés rien

ne préparait les jonquilles

ni les yeux des jonquilles

ni les pétales arrachés

ni les mains dont le nerf pend

et n’ira nourrir rien

que l’interstice des pavés

l’esprit remonte les vertèbres

c’est à la portée d’un chien

par ce qui arrache vos yeux

par ce qui pousse à la mort

ce qui écrase et tue de nous

qu’il atteigne la tête

les cheveux et les marées d’étoiles

Voici une version mise en page des poèmes, téléchargeables par nos lecteurs

La suite est à lire sur: lundi.am
Auteur: dev

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