Polémique chez France Inter : la radio publique surmédiatise déjà massivement l’extrême droite


Le départ de l’éditorialiste raciste Charles Sapin masque une droitisation déjà très avancée depuis longtemps


«Atteinte à la démocratie», «fin de la liberté d’expression», «recul du pluralisme» : on n’avait jamais autant entendu la classe politique et médiatique s’indigner avec autant de vigueur. Du RN aux macronistes, tout le monde y est allé de son petit message de colère. Ces gens parlent-ils de la censure des voix pro-palestiniennes ? Des manifestations interdites ? Des lois imposées sans débat ni majorité ? Des arrestations de journalistes ?

Rien de tout cela. Tout ce petit monde est très fâché que l’éditorialiste raciste Charles Sapin quitte France Inter. Son arrivée dans la radio publique il y a trois semaines avait fait réagir : il s’agissait de donner une tribune rémunérée par l’argent des contribuables à un militant venant du magazine d’extrême droite Valeurs Actuelles, condamné plusieurs fois pour des injures à caractères racistes, et qui consacre la totalité de ses couvertures à diaboliser les musulmans, les étrangers et la gauche. L’embaucher comme chroniqueur en début de campagne présidentielle était une provocation délibérée de la direction de la radio. Une direction composée de proches d’Emmanuel Macron.

Ces derniers jours, la quasi-totalité des salarié·es de la radio ont dénoncé cette nomination, et une grève a été organisée. Finalement, le 19 septembre, Charles Sapin annonce qu’il quitte la radio dans un long message larmoyant. Mais attention, contrairement à ce qui est dit partout, il n’a pas été viré : Radio France lui a proposé d’animer un «débat» hebdomadaire plutôt qu’un simple édito. Autrement dit, le service public lui a proposé une promotion. Mais Charles Sapin a estimé plus rentable politiquement de se victimiser et de crier à la censure. Et ça marche.

La preuve, l’élu…

La suite est à lire sur: contre-attaque.net
Auteur: B