Ne l’appelez surtout pas « taxe ». Mais « contribution ». Quand on parle d’impôts en France, le sujet est vite explosif, a fortiori quand il s’agit d’en créer un nouveau. François Rebsamen, ministre de l’Aménagement du territoire et de la Décentralisation, en fait l’expérience, pour avoir parlé de fiscalité locale.
10 à 100 euros par an
« On ne va pas recréer la taxe d’habitation, non. Sa suppression était une bonne décision, elle a créé un gain de pouvoir d’achat, on ne reviendra pas là-dessus », a-t-il commencé par expliquer dimanche, à Ouest France, avant de mettre les pieds dans le plat, en évoquant « l’instauration d’une contribution, modeste, au financement des services publics de la commune pour renouer le lien avec les citoyens ». Selon Les Echos, Bercy imagine cette contribution à 30 euros par an, quand le cabinet de François Rebsamen évoque une fourchette comprise entre 10 et 100 euros par an.
A l’heure où le gouvernement assure vouloir faire des économies sans augmenter les impôts, les propos ont pu surprendre… jusqu’à Matignon et l’Elysée. Dès le lendemain, lors du compte rendu du Conseil des ministres, la porte-parole du gouvernement, Sophie Primas, tempère sérieusement, quitte à mettre à mal la position de son collègue. « Le premier ministre a souhaité rappeler qu’Il y a des propositions sur la table, portées soit par des ministres, soit par des partenaires sociaux, soit par…
Auteur: François Vignal

