Dimanche matin, Marvin, un mineur racisé est mort en scooter en fuyant la police. Depuis 2016, c’est la septième personne que la police tue dans le canton de Vaud. Comme toujours, les policiers ont menti pour essayer de criminaliser leur victime. Cette fois-ci ils ont dit que Marvin roulait à sens unique, avant de se rétracter [1]. En 2021, ils mentaient déjà en expliquant avoir immédiatement porté secours à Nzoy après l’avoir criblé de balles. Leurs versions sont systématiquement démenties par les images. La police a aussi declaré avoir été menacée avec un couteau, ce qui a été contredit preuve a l’appuis par le rapport de Border Forensics [2]. Leurs versions sont systématiquement démenties par les images.
Les personnes racisées, plus particulièrement les hommes précarisés, sont en danger face à la police. Surtout lorsque celle-ci est gangrenée par des membres aux idées politiques racistes qui les désignent comme ennemis et indésirables. Ni leurs collègues, ni l’institution ne les dénoncent, au contraire, ils les protègent [3]. Comment ces personnes pourraient-elles alors réagir autrement que par la fuite en croisant des policiers en pleine nuit ?
Après les révoltes d’une centaine de jeunes dimanche soir, les propos du syndic de Lausanne qui a appelé au calme et au dialogue, relèvent de l’hypocrisie la plus intolérable. Comment l’Etat peut-il exiger le calme et le dialogue alors qu’aucune mesure n’est prise contre les flics impliqués dans ces assassinats et qu’aucune enquête transparente et exhaustive n’a été menée ? Le calme n’est pas un scénario envisageable quand les proches des victimes et les collectifs antiracistes essuient le mépris des autorités et institutions depuis des années.
Derrière ces violences policières et ces mensonges, se cache un projet autoritaire qui vise à rendre l’horreur tolérable. Le but est de disposer d’une population docile et craintive subissant…
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