Le Parquet national antiterroriste (Pnat) a requis le 4 septembre un non-lieu dans l’enquête sur l’attentat de Rambouillet (Yvelines) en avril 2021, lors duquel le djihadiste Jamel Gorchane, neutralisé dans l’opération, avait poignardé à mort la policière Stéphanie Monfermé, arguant qu’aucune complicité n’avait pu être établie, a-t-on appris de sources proches du dossier mardi 8 septembre.
Dans ses réquisitions, le Pnat estime que les « nombreuses investigations » sur l’attaque menée par Jamel Gorchane – un Tunisien de 36 ans mortellement atteint ensuite par des tirs de la police – n’ont pu « révéler l’existence d’aucune aide ou complicité extérieure ». Plusieurs gardes à vue avaient été menées dans son entourage en France ou en Tunisie, alors que Jamal Gorchane avait quelques contacts en lien avec la mouvance islamiste, sans qu’elles ne donnent lieu à des poursuites.
La décision finale sur un non-lieu éventuel appartient au magistrat instructeur.
« Terrorisme individuel »
L’assaillant, arrivé irrégulièrement en France en 2009 pour rejoindre son père malade et titulaire d’une carte de séjour, avait mortellement poignardé à la gorge cette adjointe administrative de 49 ans en tenue civile dans l’entrée du commissariat de Rambouillet le 23 avril 2021, en début d’après-midi. Ce chauffeur livreur était dépourvu de casier judiciaire et inconnu des services de renseignement.
Au terme de quatre ans d’enquête, le Pnat estime que ce jour-là, Jamel Gorchane voulait « mourir en martyr » dans un acte qui « relève du terrorisme individuel tel que prôné par les différentes organisations terroristes et leurs affiliés. » « L’intéressé a agi au terme d’une radicalisation religieuse matérialisée notamment par les témoignages faisant part d’une pratique plus rigoriste de l’islam les mois précédant les faits et par l’exploitation de…
Auteur: La Croix (avec AFP)
