Mardi 14 octobre, la préfecture des Vosges a annoncé l’interdiction de la consommation de l’eau du robinet dans le village des Arrentès-de-Corcieux. La raison derrière cette restriction ? Un taux de PFAS, des polluants éternels, sept fois supérieur à la norme. Ce bourg de 180 habitants du Grand Est de la France subit probablement la conséquence des épandages de boues de station d’épuration, et vient s’ajouter aux 17 communes des Ardennes et de la Meuse déjà concernées par cette contamination. De quoi alimenter les inquiétudes sur la qualité de l’eau potable.
Plus largement concernée, la moitié nord de la France recense la majorité des cas de non-conformité et des recommandations et non consommation de l’eau selon les ONG Générations Futures et Data For Good, leur étude pointant une « grande hétérogénéité sur le territoire ». Les Hauts-de-France et le Grand Est sont les régions les plus touchées.
La France faillit à ses obligations de contrôle sanitaire
Les résultats du contrôle sanitaire des réseaux de distribution d’eau potable sont mis à disposition par le ministère de la santé et certaines Agences régionales de santé (ARS), pourtant ces données sont difficiles d’accès. Alors même qu’une directive eau potable de 2020 de l’Union Européenne impose un devoir de transparence sur ces données à ses États membres, la France a été mise en demeure par la Commission européenne en juillet dernier, pour ne pas…
Auteur: Aglaée Marchand

