Présentant leurs rapports respectifs à Genève, lors de la 63e session du Conseil des droits de l’homme, les deux experts ont appelé les États à renforcer d’urgence la prévention et la réglementation de ces substances chimiques de synthèse, largement utilisées par l’industrie.
Les PFAS regroupent des milliers de composés extrêmement persistants, capables de se déplacer sur de longues distances dans l’air et dans l’eau.
« Les PFAS regroupent des milliers de substances chimiques de synthèse extrêmement persistantes, qui peuvent parcourir de longues distances dans l’air et dans l’eau », a expliqué Bethanie Carney Almroth, nouvelle Rapporteure spéciale sur les substances toxiques et les droits de l’homme depuis le 1er août 2026.
Elle présentait au Conseil le rapport consacré aux « polluants éternels », préparé par son prédécesseur, Marcos Orellana.
« Une fois rejetées, certaines de ces substances peuvent subsister dans l’environnement pendant des siècles », a-t-elle alerté. À ce jour, il n’existe aucune technologie efficace, applicable à grande échelle, permettant de débarrasser les écosystèmes contaminés des PFAS.
Bethanie Carney Almroth (au centre), la nouvelle Rapporteure spéciale sur les implications pour les droits humains de la gestion et de l’élimination écologiquement rationnelles des substances et déchets dangereux, s’adresse pour la première fois au Conseil des droits de l’homme des Nations Unies.
« Une pollution mortelle »
La contamination ne se limite pas aux sites industriels. Les PFAS sont également présents sur les lieux de travail, dans les aliments et dans des produits de consommation contaminés, exposant quotidiennement des populations partout dans le monde.
Pour Pedro Arrojo-Agudo, Rapporteur spécial sur le droit à l’eau…
Auteur: Nations Unies FR
