Chaque année, les nappes d’hydrocarbures recouvrent une surface océanique estimée à 1,58 million de kilomètres carrés. C’est le résultat d’une nouvelle étude de l’organisation de suivi satellitaire SkyTruth, qui a croisé des images captées entre 2023 et 2025 avec son système de surveillance Cerulean. 22 775 nappes ont été détectées sur la période. L’organisation attribue 81 % de la surface polluée aux navires, contre 18 % aux infrastructures offshore. L’étude pointe plusieurs zones de forte pollution. Parmi elles : la mer Rouge, le golfe Persique, la Méditerranée, la mer Noire, les côtes d’Afrique de l’Ouest et les environs de l’Indonésie.
Parmi les navires identifiés, les cargos et les pétroliers dominent très largement, représentant respectivement 50 % et 31 % des sources. L’étude relève par ailleurs d’importantes lacunes de transparence : les informations sur les propriétaires des navires manquaient pour plus de la moitié des bâtiments identifiés comme pollueurs.
Les aires marines protégées, elles, s’en sortent globalement mieux : environ 75 % d’entre elles affichent des concentrations de nappes plus faibles que les eaux avoisinantes, même si des habitats vulnérables en mer Noire et dans le golfe du Mexique restent touchés. Le rapport met aussi en garde contre un angle mort majeur : la faible couverture satellitaire en haute mer laisse de vastes zones océaniques non surveillées. Ce qui complique toute responsabilisation des pollueurs.
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