La pollution plastique est présente partout. Dans la mer, les fleuves, les rivières, les sols, l’air, mais aussi dans le corps humain. A quelques jours du dernier cycle de négociation à Busan, en Corée du Sud, du traité international visant à mettre fin à la pollution plastique, l’Office parlementaire d’évaluation des choix scientifiques et technologiques (OPECST) tire la sonnette d’alarme.
Lors d’une conférence de presse au Sénat, Philippe Bolo, député MoDem du Maine-et-Loire, a dressé un état des lieux aussi complet qu’inquiétant des connaissances scientifiques sur « l’impact des plastiques sur la santé ». Pour donner des recommandations aux négociateurs du traité, mi-octobre, il a organisé l’audition d’une dizaine de chercheurs parmi les meilleurs experts français et internationaux sur les effets sanitaires de l’exposition au plastique.
La production de plastique en forte croissance
La production de plastique a doublé ses vingt dernières années. Aujourd’hui, on en produit 500 millions de tonnes. « Ce qui revient à 60 kg par terrien », souffle le député. Pire, les projections de l’OCDE indiquent 750 millions de tonnes en 2040 et plus d’un milliard en 2050 si rien est fait.
Cette forte production s’accompagne d’une explosion des déchets. Ils devraient presque doubler entre 2020 et 2040 pour dépasser les 600 millions de tonnes. Moins de 10 % sont recyclés, près de la moitié est enfouie dans des…
Auteur: Quentin Gérard

