La situation aurait pourtant dû passer inaperçue. Lors d’une conférence de presse, qui s’est tenue aujourd’hui au Sénat, aucun son n’a été retransmis pour les auditeurs à distance. En cohérence avec le rapport présenté par la commission de l’aménagement du territoire, aucune nuisance sonore n’a été à déplorer.
Pourtant en France, selon un sondage réalisé par la commission, dans le cadre de leur mission sur le sujet, le bruit est en tête des préoccupations de 27 % des Français. En premier lieu de cette pénibilité : l’exposition au bruit des transports au domicile ou sur le lieu de travail. Près de la moitié des Français se considèrent exposés.
Des effets négatifs sur la santé selon l’OMS
Et cette « véritable pollution » que qualifient les rapporteurs, le sénateur LR Guillaume Chevrollier et le sénateur socialiste, Gilbert-Luc Devinaz, touche inégalement la population. En effet, l’exposition aux pollutions sonores, particulièrement forte en milieu urbain, progresse avec la taille de l’agglomération et pour tous les modes de transport.
Alors que ces impacts touchent l’ensemble de la population, les effets négatifs ne sont pas sans conséquences pour la santé. Selon l’Organisation mondiale pour la santé (OMS), les nuisances sonores peuvent être la cause de : perturbations du sommeil, troubles de l’apprentissage chez l’enfant, risque accru d’infarctus du myocarde, hypertension artérielle ou encore…
Auteur: Marius Texier

