Ce dimanche 18 mai, les électeurs de Pologne, de Roumanie et du Portugal se sont rendus aux urnes. Trois scrutins aux enjeux nationaux différents, présidentielle en Pologne et Roumanie, législatives anticipées au Portugal, mais une même tendance : la progression des forces d’extrême droite.
En Roumanie, l’extrême droite n’a jamais été aussi proche du pouvoir après une élection invalidée en 2024. Au Portugal, le parti d’extrême-droite, Chega ! (« Ça suffit ! », en français), a réalisé un score historique, redistribuant encore un peu plus les cartes du paysage politique du pays. En Pologne, le duel du second tour s’annonce tendu entre centriste et identitaire.
Pologne : un pays coupé en deux
Le premier tour de l’élection présidentielle polonaise a livré un verdict sans appel : le pays est profondément divisé. D’un côté, Rafał Trzaskowski, actuel maire de Varsovie, figure modérée de la plateforme civique (PO), proeuropéen assumé, est arrivé en tête avec 31 % des voix grâce à une coalition de plusieurs partis. De l’autre, Karol Nawrocki du parti nationaliste Droit et Justice (PiS), est crédité à presque 30 %.
Nous ne voulons pas des Juifs, des homosexuels, de l’avortement, des impôts et de l’Union européenne.
S. Mentzen
Depuis 2015, le PiS est déjà au pouvoir avec Andrzej Duda comme président de la Pologne. En troisième place, Sławomir Mentzen, encore plus extrême que Karol Nawrocki, obtient près de 15 %. Durant sa campagne, il avait déclaré : « Nous ne voulons pas des Juifs, des homosexuels, de l’avortement, des impôts et de l’Union européenne ». Enfin, la gauche ne totalise même pas 10 % des votes.
Le second tour, prévu le 1er juin, s’annonce difficile alors que l’extrême comptabilise déjà plus de la moitié des voix au premier tour. Une victoire de Nawrocki emmènerait à la continuation d’une…
Auteur: Maxime Sirvins

