« Faire pousser la vie sur une île », fa’atupu i te ora i ni’a i te mau motu : cette expression tahitienne nous rappelle que les communautés du Grand Océan, Te Moana Nui, ont fait germer et cultivé leurs cultures par l’entretien et la transmission de leurs savoirs et croyances.
Sur les îles dispersées de Polynésie centre-orientale, les actuels archipels des Cook, de Polynésie française et de Pitcairn-Henderson, qu’ils atteignirent aux environs du XIᵉ siècle de notre ère, les peuples Austronésiens venus d’Asie du Sud-est ont développé des cultures riches et complexes.
Mais si l’on sait qu’ils ont transporté avec eux dans leur périple ce qu’ils avaient besoin d’introduire sur ces nouveaux territoires, ils ont néanmoins exploité les ressources locales, tant terrestres que marines. Ainsi, la pêche a toujours joué un rôle essentiel pour les peuples polynésiens, qu’il s’agisse de nourrir quotidiennement sa famille, ou encore de nourrir symboliquement les ancêtres et les dieux.
En Polynésie française, notre équipe archéologique du CIRAP s’attache précisément à reconstituer les relations complexes et dynamiques qu’entretenaient autrefois les communautés avec leur environnement marin. Au cœur de ces recherches, l’archéo-ichtyologie, ou « l’archéologie du poisson », est fondamentale pour comprendre les systèmes de pêche traditionnels mais doit aussi pour cela s’appuyer sur des collaborations étroites avec d’autres disciplines telles que la biologie marine et l’ethnologie.
Auteurs, Fourni par l’auteur
Reconstituer la pêche de subsistance
Les anciennes activités de pêche…
La suite est à lire sur: theconversation.com
Auteur: Vahine Ahu’ura RURUA, Post-doctorante en archéologie du Pacifique, Université de la Polynésie Française

