Portfolio : « Non au permis de tuer », les familles de victimes en tête du cortège à Paris

Les familles de victimes en tête, la mémoire des morts au cœur du cortège. Dimanche 20 septembre, 21 000 personnes, selon la préfecture de police, ont marché à Paris contre la proposition de loi instaurant une présomption d’usage légitime de l’arme pour les policiers et les gendarmes. La mobilisation, portée notamment par Stop aux violences d’État (Save), le Comité Vérité pour Adama, des organisations de défense des droits humains, des syndicats et des partis de gauche, s’est également déployée dans de nombreuses villes en France.

Adopté en première lecture à l’Assemblée nationale le 7 juillet, le texte prévoit qu’après un tir, le respect des conditions d’absolue nécessité et de stricte proportionnalité fixées par l’article L. 435-1 soit présumé, sauf preuve contraire. Le gouvernement assure que cette disposition n’élargit pas les conditions permettant aux forces de l’ordre de faire feu ; ses opposants craignent au contraire qu’elle complique l’établissement des faits et fasse peser davantage la recherche de la preuve sur les victimes et leurs proches.


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Tout au long du parcours, ce sont surtout les familles qui ont donné son sens à la marche : prises de parole depuis le camion de tête, banderoles portant les prénoms des morts, portraits et références aux affaires qui jalonnent l’histoire récente des violences policières. Une manière de rappeler ce que Samia El Khalfaoui expliquait avant la mobilisation : les familles avaient choisi d’ouvrir le cortège parce que, selon elle, leurs voix devaient être « portées par [leurs] voix ».

Les familles de victimes ouvrent la marche derrière la banderole…

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Auteur: Maxime Sirvins