Quand a surgi le projet de conférence ?
Suite à la tentative de coup des bolsonaristes du 8 janvier 2023 à Brasilia, est née l’idée de convoquer à partir du Brésil une conférence internationale antifasciste.
Rappelons qu’après avoir perdu les élections présidentielles en octobre 2022, les partisans du président néofasciste Jair Bolsonaro ont pris d’assaut le parlement brésilien et d’autres institutions centrales dans la capitale Brasilia le 8 janvier 2023, en prenant pour modèle l’assaut du Capitole du 6 janvier 2021 par les partisans de Trump. Par la suite, la justice brésilienne a condamné à 27 ans de prison Jair Bolsonaro pour avoir dirigé une organisation criminelle armée, avoir prévu d’assassiner le président nouvellement élu Lula et avoir tenté d’abolir par la violence l’État de droit démocratique[1].
En 2023 également, le choc créé par la victoire du néofasciste Javier Milei en Argentine et l’offensive qu’il a commencé à lancer contre le mouvement populaire à partir du 10 décembre de la même année a représenté une stimulation supplémentaire pour prendre une initiative. On s’est dit : « N’attendons pas plus longtemps, lançons un processus aboutissant à une initiative de grande ampleur ». Le danger est mondial : du Cône Sud de l’Amérique latine à l’Inde en passant par les États-Unis, Israël, l’Italie, la France, la Hongrie, la Biélorussie, la Russie, la Turquie, l’Égypte, les Philippines,… pour ne citer qu’une série limitée d’exemples.
Pourquoi avoir convoqué la conférence depuis le Brésil ?
La conférence aurait pu être convoquée à partir d’un autre pays mais le Brésil offrait des conditions particulières et pour ainsi dire uniques :
1. Les plus importantes forces politiques et sociales de gauche, en appelant à voter pour Lula du PT en 2022, avaient réussi à battre dans les urnes Jair Bolsonaro alors qu’il disposait d’une…
Auteur: romain romain

