La coalition conservatrice du Premier ministre Luís Montenegro est arrivé en tête des élections législatives tenues au Portugal le 18 mai dernier, convoquées de façon anticipée en raison de soupçons d’irrégularités liées à l’implication de Montenegro dans une entreprise familiale.
Ces élections ont également marqué la montée spectaculaire du parti d’extrême droite Chega ! (« Ça suffit ! », en français), qui a obtenu près de 23 % des voix, pratiquement à égalité avec le Parti socialiste. De leur côté, le Parti communiste et Bloco de Esquerda (Bloc de gauche, en français) n’ont pas dépassé les 5 % des voix à eux deux.
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Sofia Serra-Silva, chercheuse à l’Institut des sciences sociales de l’Université de Lisbonne, estime que les autres partis « ne savent pas comment faire face » à l’extrême droite. Elle analyse les raisons de la montée de l’extrême droite et de l’effondrement de la gauche au Portugal, qui n’est plus une exception à la droitisation de la politique européenne.
Le premier ministre Luís Montenegro a été contraint de convoquer des élections après seulement un an au pouvoir. Quel bilan tirez-vous de son gouvernement ?
Sofia Serra-Silva : Il y a deux grands domaines dans lesquels le gouvernement n’a pas apporté de solutions : le logement et la santé. Selon les sondages, le logement est l’un des principaux problèmes pour les Portugais. Cela reste un problème majeur au Portugal, et certaines études montrent que les mesures prises par le gouvernement ont aggravé la situation, provoquant une hausse des prix. C’est le cas, par exemple, des politiques de soutien à l’achat et d’accès au crédit pour les jeunes.
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Auteur: Pablo Castaño

