Post-vérité : comment Trump irradie en France

De la célèbre mèche blonde au brillant d’un crâne rasé. Si la coiffure des deux hommes diffère, le propos, et plus exactement le rapport au fait, lui, est identique. Le 28 octobre, sur le plateau de l’émission « C à vous », sur France 5, Éric Ciotti a fait du Donald Trump. Pas sur le fond, quoique le premier emprunte bien volontiers la xénophobie du second, mais plutôt sur la forme.

Amené à réagir sur le refus de la régie publicitaire de la SNCF d’afficher dans toutes les gares le nouvel ouvrage du président du Rassemblement national, Jordan Bardella, le député des Alpes-Maritimes refuse d’admettre la vérité : Mediatransports ne peut participer à une campagne promotionnelle « présentant un caractère politique ». Neutralité du service public oblige. L’article 8 des conditions générales de vente le stipule. Mais l’ex-Républicain et désormais allié de Marine Le Pen balaie la réalité. Il préfère dénoncer le « diktat des syndicats d’extrême gauche ».


Sur le même sujet : Fake news, maladie incurable de la démocratie

Un mensonge qui le fait embrasser cette ère de la post-vérité chère au 47e président des États-Unis. Au bout de quatre minutes de confrontation rugueuse, le journaliste, Patrick Cohen, argue pour la dernière fois : « Mais il ne s’agit pas d’être d’accord, c’est une question de fait. » En vain, puisqu’Éric Ciotti conclut : « Il y a des marges d’interprétation. »

Exagérer, mentir, insulter. Et, surtout, ne jamais revenir sur ses pas ou admettre qu’il a tort. Cette attitude a été celle de Donald Trump depuis sa première élection à la présidence américaine, en 2016. C’est aussi le personnage qu’il s’est construit dès les années 1980, et surtout…

La suite est à lire sur: www.politis.fr
Auteur: Hugo Boursier

Pour l’actu indépendante

🌍 Soutenez l’info libre. Gardez OnePlanète vivant et sans pub
→ ko-fi.com/oneplanetecom

Buy Me a Coffee at ko-fi.com