Les flonflons du réveillon s’éloignent. La fête est savoureuse lorsqu’elle rassemble et suscite le partage. Celle du Nouvel An offre la chance de formuler des vœux à nos proches, aux personnes que l’on chérit, et pourquoi pas au reste du monde. L’occasion d’exprimer nos désirs de paix, de fraternité, de justice, de liberté, de créativité. L’exercice reflète notre attention à l’autre, aux autres, au vivant. Il souligne aussi en creux nos préoccupations, nos souffrances, nos peurs face à l’avenir.
À l’échelle collective, les vœux de 2026 ont été marqués par la gravité. Celle du pape Léon XIV, qui a lancé un appel pressant au réveil des consciences pour s’extraire d’un « contexte inédit de violences et de guerres ». Celle d’Emmanuel Macron, exposé comme président au tumulte des contradictions de la société française. À travers la planète, la confrontation est devenue un mode récurrent d’expression des conflits, parfois jusqu’à la guerre, mais aussi sur les réseaux sociaux et dans la vie courante.
Pour La Croix, un des enjeux de 2026 sera de proposer à ses lectrices et lecteurs le pari inverse : préférer le désir de comprendre les événements qui surviennent, accepter l’échange entre des opinions contradictoires, favoriser la pensée critique. La polarisation est un danger à éviter. Le dialogue exigeant est la voie la plus sage, et la plus efficace. En faisant le choix de l’espérance.
Toutes les deux semaines,
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Jean-Christophe Ploquin
dans sa chronique
“La colombe et l’olivier”
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