« Pour certains c’est trop dur de se dire que s’il y a des femmes violentées, c’est qu’il y a des hommes violents », s’interroge Ghada Hatem

Jusqu’à récemment, elle avait le sentiment que la société avançait vers plus d’égalité. Pourtant depuis quelques années Ghada Hatem constate que l’on fait face à une nouvelle génération d’hommes au discours de revanche : « On n’a plus notre place, on ne sait plus comment draguer, on n’est plus sûrs d’avoir de bons postes à cause des quotas réservés aux femmes. » Pour la médecin, c’est comme si de jeunes hommes considéraient que l’on était allé trop loin dans la volonté collective d’une égalité des genres, qu’elle ne se ferait non pas au bénéfice des femmes mais au détriment des hommes.

De ‘mâle’ en pis

« Une espèce de rage et de haine se développe sur les réseaux sociaux avec des contenus masculinistes d’une férocité insensée », évoque la fondatrice de la Maison des femmes non sans angoisse quant à l’avenir. « Je ne sais pas comment l’on va pouvoir rétropédaler. » Un discours paradoxalement validé par des femmes avec la promotion du modèle de la « femme traditionnelle » qui serait heureuse de ne pas travailler. Pour Ghada Hatem, « Être heureuse d’être au foyer, pourquoi pas ! On ne va quand même pas passer d’une injonction à une autre, mais si ce discours est l’expression des marques qui financent les activités promues, ce n’est pas très honnête ».

Les violences faites aux femmes, le problème de tous

« D’emblée, je me suis dit qu’il fallait s’occuper des hommes…

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Auteur: Simon Nicolle

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