Le programme de la gauche doit inclure trois engagements fondamentaux : démocratiser la production, démarchandiser les biens essentiels de la vie et défendre les biens publics que nous avons en commun. Pour ce faire, nous devons transformer l’idée même de propriété.
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Tout au long de la pandémie et de la période de souffrance économique qu’elle a entraînée, l’information a été marquée par une série de catastrophes croissantes. L’apartheid mondial en matière de vaccins, résultat du refus du Nord de permettre le partage non exclusif de la technologie des vaccins, a fait qu’à la fin de 2021, 80 % des adultes de l’Union Européenne étaient entièrement vacciné.es, mais que seulement 9,5 % des habitant.es des pays à faible revenu avaient reçu une seule dose.
Alors que la richesse immobilière a atteint des sommets, les locataires ont subi une insécurité permanente. Alors que 500 millions de personnes ont sombré dans l’extrême pauvreté et que les revenus de 99 % de la population mondiale ont chuté entre mars 2020 et octobre 2021, la fortune des dix hommes les plus riches du monde a doublé pour atteindre 1 500 milliards de dollars, un nouveau milliardaire émergeant toutes les dix-sept heures.
Depuis lors, la spirale des prix de l’énergie a entraîné une inflation extrêmement douloureuse dans une grande partie du monde et les projections suggèrent que deux tiers des ménages britanniques pourraient se trouver en situation de précarité énergétique d’ici l’année prochaine, alors même que les producteurs et fournisseurs d’énergie réalisent d’énormes bénéfices.
Dans ce contexte, les urgences climatiques et écologiques ont continué à se déployer à un rythme étonnant : des sécheresses sans précédent frappent les régions agricoles d’Europe ; les températures dans certaines parties de l’Angleterre dépassent les 40 degrés Celsius ; des incendies ravagent des sites de « compensation carbone » dans le monde entier, faisant partir en fumée la promesse de séquestration du carbone.
Aucun de ces événements n’est isolé. Ils sont plutôt les fruits d’un arrangement social et économique particulier. Les crises auxquelles nous sommes confronté·es aujourd’hui se chevauchent et sont ressenties de manière inégale, mais elles ont toutes un fil conducteur essentiel : la manière dont la propriété est actuellement organisée. La pandémie a été le révélateur explosif d’une crise qui s’est accumulée au cours de décennies pendant lesquelles les droits de…
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Auteur: redaction

