« Hier, les barbouzes de Trump et de Musk ont forcé l’entrée de l’Agence américaine d’observation océanique et atmosphérique, la NOAA, une référence scientifique mondiale. Ils ont sommé les vigiles de « dégager », ont intimidé les employés pour obtenir les accès aux données et provoquer un black-out de l’information climatique et océanique.
Ce qui s’est produit hier est sans précédent. Trump et ses sbires coupent les financements des producteurs de savoir sans aucun mandat du Congrès américain.
Casser le thermomètre plutôt que soigner le mal …Tout cela se terminera très mal, y compris pour Trump et pour Musk.Je pense fort à mes collègues universitaires américains en état de sidération.Notre communauté océanographique connaît très bien la NOAA, c’est comme si on s’attaquait à la famille.
J’allais dire « c’est comme si en France, on s’attaquait au CNRS » quand tout à coup je prends conscience que chez nous, c’est plus sournois, mais ce n’est pas franchement mieux.
Bien que le CNRS n’a pas été envahi par des men-in-black qui intimident les employés, il est en ébullition depuis quelques semaines à cause d’une annonce de son PDG, Antoine Petit, qui fait consensus contre lui.
Le 12 décembre dernier, à la convention annuelle du CNRS, il a créé la sidération, en lâchant, l’air de rien, entre deux phrases, une bombe à retardement dont la déflagration a mis du temps à monter aux cerveaux pourtant bien affûtés des patrons des 800 labos du CNRS présents.
Vous vous souvenez du film « Hunger Games », dans lequel des adolescents étaient jetés sans ressources dans la forêt et devaient s’entretuer pour survivre, tout en étant filmés pour divertir des dirigeants autoritaires ?Eh bien c’est à peu près ce qu’Antoine Petit prévoit pour le monde de la recherche scientifique.
Alors évidemment, il ne l’a pas dit comme ça, non, il a emballé son projet de massacre de la…
Auteur: Claude Morizur

