Alors que le traité de libre-échange entre le Mercosur et l’Union européenne entrera en vigueur le 1ᵉʳ mai, les départements du Loiret (UDI), des Ardennes (Divers droite), de Seine-et-Marne (LR), du Tarn (PS), des Deux-Sèvres (LR) ou encore la région Hauts-de-France (LR) se sont engagés à interdire les produits importés d’Amérique du Sud dans leurs cantines scolaires.
Le 9 avril, le groupe de la gauche communiste, écologiste et citoyenne de la région Île-de-France déposait un amendement en commission permanente pour qu’un tel engagement soit pris à l’échelle des 470 lycées publics (soit 20,5 millions de repas par an) du territoire afin « d’adresser un message de soutien non-négligeable aux agriculteurs et agricultrices ».
L’amendement a été rejeté par la majorité LR, qui affirme que seule de la viande française et européenne est servie sur le territoire. Une affirmation contestée par Céline Malaisé, présidente du groupe, qui dit avoir constaté « la présence de bœuf argentin dans des cantines du Val-de-Marne ».
Les objectifs de la loi Égalim loin d’être atteints
En France, sur les achats de 40 % des sites de restauration collective relevant du service public, le taux moyen de viande française est de 65,4 % en 2024 d’après un bilan réalisé par le ministère de l’Agriculture, de l’Agroalimentaire et de la Souveraineté alimentaire.
De façon générale, les produits « durables et de qualité », soit les produits sous labels français ou commerce équitable, représentent 29,5 % des achats des cantines relevant du service public, et les produits issus de l’agriculture biologique, seulement 11,8 %.
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Des résultats bien en-deçà des objectifs de la loi Égalim de 2018 qui introduit l’obligation d’atteindre au 1er janvier 2022 une part de 50 % de produits durables et de qualité,…
Auteur: Estelle Pereira

