Le mouvement populaire contre Macron et son projet de contre-réforme des retraites se situe à un tournant. L’heure est à la préparation d’une grève reconductible à partir du 7 mars, date annoncée par l’Intersyndicale, avec la nécessité de l’étendre à un maximum de secteurs. C’est seulement à ce prix que l’on pourra éviter le scénario du mouvement de 2010, qui avait vu l’enlisement de la mobilisation face à un gouvernement – celui de Sarkozy et Fillon – prêt à ne pas céder.
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Une opposition massive au projet de contre-réforme
Depuis un mois, les mobilisations contre Macron et son gouvernement ne faiblissent pas, bien au contraire. Deux journées avaient été annoncées par l’intersyndicale nationale : journée de grève et de manifestations le mardi 7 et manifestations le samedi 11 (sans appels à la grève). Le mardi 7 fut du même ordre que la journée du 19 janvier en ce qui concerne le nombre de manifestants mais avec un nombre plus faible de grévistes que le 31.
Ces taux plus faibles pour une troisième journée de grèves en 20 jours témoignent évidemment de l’interrogation sur l’efficacité de grèves répétées alors que le gouvernement reste totalement arcbouté sur sa volonté de passer en force pour sa contre-réforme. Mais d’un autre côté, le caractère massif des cortèges a continué de donner à voir une très large opposition populaire et la claire compréhension des conséquences qu’aura cette contre-réforme.
Le samedi 11 février, avec 2,5 millions de personnes dans les manifestations d’après le comptage syndical, a été une confirmation manifeste de ce rejet populaire. Dans un grand nombre de villes, souvent petites et moyennes, l’affluence dans les manifestations fut encore plus importante que le 31 janvier, même d’après les chiffres de la police. À Paris, la police a annoncé 93 000 manifestants, chiffre le plus élevé annoncé non seulement depuis le début du mouvement, mais aussi depuis des dizaines d’années pour une mobilisation sociale.
Ces deux journées ont donc confirmé le phénomène le plus clair de la situation sociale et politique du pays : Macron et son gouvernement restent totalement isolés et la population, les salarié·es actifs·ves en particulier, soutiennent très majoritairement le mouvement de mobilisation contre ce projet.
Réformer par le mensonge
Chaque nouveau débat sur la question du projet de loi voit les ministres lancer des contre-vérités, des calculs erronés sur lesquels ils sont obligés de se désavouer…
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Auteur: redaction

