« Pour distribuer de la richesse, il faut la produire ! », estime le Nobel d’économie Philippe Aghion

Pour mieux comprendre la pensée économique de Philippe Aghion, il faut revenir à son concept central théorisé avant lui au XIXᵉ siècle. « Schumpeter avait parlé de la destruction créatrice, l’idée que le moteur de la croissance est l’innovation, que nous nous appuyons à la fois sur les innovations précédentes et que les nouvelles innovations rendent les anciennes obsolètes, mais il n’y avait pas de modèle schumpétérien », explique l’économiste français.

L’innovation comme moteur de la croissance

L’idée est la suivante, selon Philippe Aghion : « Si tu innoves, tu fais des rentes pendant un certain temps puis les nouvelles innovations remplacent les anciennes technologies. » Il remarque néanmoins que ce processus comporte en lui-même une contradiction « car les innovateurs d’hier sont tentés d’utiliser leurs rentes pour empêcher l’innovation et ainsi ne pas être sujets à la destruction créatrice ».

Pour équilibrer cette relation entre acteurs économiques, le prix Nobel d’économie propose de mettre en place certaines limitations des monopoles produits par l’innovation. « Réguler une économie de marché, c’est à la fois encourager l’innovation, pouvoir croitre et prospérer, et en même temps s’assurer qu’un acteur qui a prospéré n’empêchera pas d’autres générations d’innovateurs d’arriver », estime-t-il.

L’innovation au service d’une prospérité partagée

« J’étais communiste…

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Auteur: Simon Nicolle