Pour en finir avec la centralité du travail

Dans une récente chronique dans Le Monde, l’économiste Dominique Méda défend la nécessité de faire du travail une grande cause nationale autour de trois chantiers : les conditions de travail, les classifications des métiers et la démocratisation des entreprises. Entérinant, indirectement, le récit de toutes celles et de tous ceux (à droite comme à gauche) qui continuent à vouloir faire du travail le vecteur principal de l’émancipation, au fondement du lien social, de l’épanouissement et de la réalisation de soi.

On se souvient du « seul le travail rend libre » de Nicolas Sarkozy ou des engagements de François Hollande voulant faire de la France « la société du travail ». Plus récemment, le débat sur les retraites a montré un large consensus à droite et au Medef pour repousser l’âge de départ à la retraite (vers les 67 ans), voire de revenir sur la durée légale du temps de travail hebdomadaire, au nom de la croissance et du produire toujours plus.


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Il ne s’agit évidemment pas de minimiser les chantiers évoqués par la sociologue ni le « mal- travail », tous les indicateurs qualitatifs et quantitatifs témoignant du profond malaise qui frappe le monde du travail confronté aux réorganisations incessantes et à la barbarie managériale adossée, entre autre, à l’obsession de la performance, de l’efficacité et du retour sur investissement.

La redirection écologique des entreprises ne doit-elle pas s’accompagner d’une réduction massive du temps de travail ?

Les statistiques sur les maladies professionnelles indiquent sans ambiguïté la dégradation des conditions de travail (TMS, épuisement au travail), dans un…

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Auteur: Alain Coulombel

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