Pour en finir avec la criminalisation du travail du sexe

Les projets de loi visant à criminaliser le travail du sexe (TDS) s’enchaînent. La logique est à chaque fois la même, sous couvert de protéger, on criminalise. Des travailleureuses du sexe avaient déjà évoqués les présupposés idéologiques à l’origine de cette fièvre législative : une vision libérale du féminisme et un conservatisme sénile. Cette semaine, ils et elles se sont penchées sur le dernier projet de loi en date, présenté à l’assemblée nationale le 11 août 2026. Ils en livrent ici leur analyse.

Après avoir alerté sur l’extension du contrôle numérique, d’abord appliqué au porno, à l’ensemble des usagers d’internet sous le prétexte hypocrite de « protection des mineurs », nous devons faire face à une vague de lois qui vise à prohiber notre activité en ligne. Après deux propositions de loi déposées au Sénat nous visant, celui d’une sénatrice LR puis PS, une troisième proposition de loi datant du 11 août 2026 « apportant une réponse intégrale au phénomène des violences sexuelles et sexistes contre les femmes et les enfants » comprend un article, le 25, qui prévoit de criminaliser l’achat de contenus sexuels en ligne entre adultes consentants de même qu’à étendre le délit de proxénétisme de manière à y inclure le fait : « d’aider, d’assister ou de protéger la réalisation par une personne à distance […] d’actes de nature sexuelle en échange d’une rémunération ».
Nous sommes confronté-es à une espèce de névrose obsessionnelle de quelques sénatrices et député-es toujours aussi désoeuvré-es et incapables de justifier leur rente autrement qu’en écrivant des lois à notre encontre.

Ainsi le travail du sexe se trouve directement réduit à une violence sexiste et sexuelle en soi parmi d’autres et grossièrement criminalisé au même titre que la pédocriminalité, l’inceste, la prostitution de mineur, les violences domestiques etc….

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Auteur: dev