Pour éviter de tomber dans le panneau photovoltaïque…

Après les hangars agricoles destinés à l’élevage intensif de volailles, après quelques champs d’éoliennes, on voit en Côte-d’Or se multiplier les dossiers de méthaniseurs et les projets de champs de panneaux photovoltaïques sur des terres très rarement déjà artificialisées, parfois sur des terrains boisés ou naturels, et souvent sur des terrains agricoles. Qu’on se rassure ! des dossiers de « bassines agricoles » sont aussi en préparation…

Le photovoltaïque, ça eut payé, et ça paye de plus en plus !

► Il ne s’agit pas dans l’immense majorité des cas de projets agricoles, encore moins écologiques, mais de projets économiques et mêmes tout simplement financiers. Seules les plus grosses exploitations peuvent s’engager dans de telles aventures, capables de mettre à la disposition des investisseurs des parcelles de plusieurs dizaines d’ha. Les écarts entre les agriculteurs les plus pauvres et les plus riches continuent ainsi à se creuser. Certains départements tentent de freiner les appétits des plus voraces en réduisant la surface par exploitation, avec par exemple 12 ha et 7.5% de la SAU (surface agricole utile) par exploitation en Haute-Saône, mais 50 ha en Côte-d’Or. La surface totale par projet est aussi souvent « limitée » à 50 ou 60 ha, ce qui reste énorme, ne serait-ce que d’un point de vue paysager. La Haute-Saône, qui elle aussi fait partie de la Région Bourgogne – Franche-Comté, exige aussi (mais pour combien de temps encore ?) que dans la séquence très formelle Éviter – Réduire – Compenser, le promoteur fasse la preuve, pour qu’un projet gourmand en emprise foncière soit accepté, que ce projet ne peut pas être réalisé « en zone sans enjeu agricole ou forestier », ni dans « des friches urbaines ou péri-urbaines pour éviter la consommation de terres agricoles », ni dans des structures « foncières en zone urbaine ou urbanisable » (toitures et…

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