Pour rendre hommage au sociologue du travail et militant marxiste Stephen Bouquin, dont nous avons appris avec stupéfaction et tristesse la mort accidentelle, la rédaction de Contretemps a décidé – en complément de la publication d’un texte d’Alexander Neumann au sujet de sa vie, de ses recherches et de son engagement – de republier un de ses textes récents.
Ce texte est paru dans la rubrique « Contrechamps » de la revue Les Mondes du travail (n°29, 2023), revue de référence d’un point de vue académique et militant en ce qui concerne la théorie critique du travail qu’il a animé depuis sa création en 2006, ainsi que sur le blog personnel de l’auteur. Dans ce texte, Stephen Bouquin réinscrit les principaux thèmes de ses recherches (la lutte des classes, les résistances au travail et les évolutions du procès de travail, les biens communs et les alternatives concrètes) au sein des débats récents dans le domaine de l’écologie politique.
Il y discute les apports respectifs à cet égard notamment des travaux de John Bellamy Foster, Andreas Malm, Maria Mies et Kohei Saito, ainsi qu’un grand nombre d’autres références théoriques récentes, et développe des arguments pour une relecture écologiste du concept marxien de travail vivant.
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« Marx disait que les révolutions sont la locomotive de l’histoire. Peut-être que les choses se présentent autrement. Il se peut que les révolutions soient l’acte par lequel l’humanité qui voyage dans le train tire les freins d’urgence » (Walter Benjamin, « Thèse XVIII sur le concept de l’histoire », cité par Michael Löwy (2016).[1]
« Même une société entière, une nation, ou toutes les sociétés existantes simultanément prises ensemble, ne sont pas propriétaires de la terre. Elles en sont simplement les bénéficiaires, et doivent la léguer dans un état amélioré aux générations suivantes en tant que boni patres…
Auteur: redaction

