Pour le chef Paul Pairet « l’Occident en général a tendance à caricaturer la Chine depuis toujours »

Jongler entre cuisine simple, accessible et bon marché et une autre sophistiquée, presque inaccessible, voilà un art que revendique parfaitement Paul Pairet. « Il y a deux identités dans ce que j’ai fait. Une identité très personnelle avec mon restaurant à Shangaï Ultraviolet dans lequel c’est une expression maximale de ce que j’aime, et après il y a l’autre spectre que j’adore qui est presque complémentaire [mais] opposé, le consensuel, les restos simples, », explique-t-il.

« Une très belle pizza à 10 euros peut me plaire autant qu’un plat plus cher et plus sophistiqué […]  On est presque souvent assez proches avec les autres chefs, on aime les choses très simples et on aime qu’elle soit bien faite… je n’ai pas forcément de hiérarchie dans les plats ».

Partir loin pour cuisiner mieux

Connu en France grâce à l’émission Top Chef dans laquelle il est membre du jury, il s’est fait mondialement connaitre avec ses restaurants implantés à Shangaï. Selon lui, « l’ouverture et la curiosité est un moteur quand on aime la cuisine parce que -partout dans le monde- on aime presque tous autant manger, c’est ce qui nous caractérise » et d’ajouter, « quand on voyage, on se rend compte rapidement qu’il y a des choses extraordinaires un peu partout, et que c’est bien de rester ouvert à l’ailleurs, à la différence ».

Comme dans l’Hexagone, la Chine est un pays où l’art de la table est une véritable religion…

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Auteur: Rédaction Public Sénat

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