Gérald Darmanin, ministre de l’Intérieur, vient de prononcer ce 21 juin en Conseil des ministres la dissolution des Soulèvements de la Terre. C’est la première fois qu’une dissolution est initiée contre un mouvement écologiste. Et elle se produit à l’heure où les alertes sur le front climatique se multiplient.
« Depuis les sinistres bureaux de la place Beauvau, cette dissolution se lance comme un couperet », viennent de réagir les Soulèvements de la Terre dans un texte que nous copublions sur basta!. Et pourtant, « les pires des attaques produisent parfois des renversements inattendus ».
Depuis l’annonce de la procédure de dissolution le 28 mars, les Soulèvements de la Terre ont engrangé plus de 100 000 soutiens et 180 comités locaux ont été constitués. « Ce qui repousse partout ne peut être dissous », écrivent-ils.
– La carte des comités locaux des Soulèvements de la Terre :
De précédentes dissolutions suspendues par le Conseil d’État
La dissolution a été rendue possible par la « loi séparatisme », adoptée en 2021. Cette loi permet au gouvernement de dissoudre par décret en Conseil des ministres des associations ou groupements de fait qui, entre autres, provoqueraient « à des agissements violents à l’encontre des personnes ou des biens ».
Cette loi a déjà ciblé des acteurs écologistes, par la voie du contrat d’engagement républicain qu’elle a mis en place. La signature de ce contrat est obligatoire depuis le 2 janvier 2022 pour toutes les associations et les fondations qui sollicitent une subvention publique, un agrément public (jeunesse, sport, éducation populaire, environnement, service civique, etc.) ou la reconnaissance d’utilité publique.
En octobre 2022, la préfecture de la Vienne a saisi le tribunal administratif pour faire annuler deux subventions à des associations écologistes, considérant qu’une formation à la désobéissance civile organisée…
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Auteur: Rédaction

